Skip to main content

Fw: [ibukabose_rengerabose] Inyito ya <jenoside yakorewe abatutsi< niyo ngoyi Kagame abohesheje abanyarwanda.


Extrait du texte "Le terme génocide porteur des violences extrêmes dans la société rwandaise'' publié par Guillaume Murere en Avril 2004 
(Le texte ci-bas a été légèrement modifié par l'auteur ce 29 Décembre 2013)

2. Consécration de la dictature, en l'occurrence celle de Kagame

Des Hutus (AbaHutu) existent parce que des rwandais s'identifient Hutus, quelles que soient leurs conceptions 'd'être Hutu'. Des Tutsis (AbaTutsi) existent parce que des rwandais s'identifient Tutsis, quelles que soient leurs conceptions 'd'être Tutsi'. Ceci n'est guère un problème en soi car l'identification de soi est un phénomène universel. Tout être humain s'identifie à sa façon. Cela fait partie de son existentiel. Le respect de l'auto-identité de la personne est impératif en accord avec le droit fondamental d'expression qui inclut nécessairement l'expression de soi. 
Tous les problèmes commencent lorsqu'un acteur de la politique rwandaise entreprend de classifier les rwandais en catégories Hutu et Tutsi, puis la catégorie Hutu en sous-catégories 'Hutu-modérés' et 'Hutu tout court'. Comme il n'y a pas de critères objectifs reconnus et acceptés de classification de la population rwandaise en ces diverses catégories, cette classification est laissée à la discrétion de chacun, la raison du plus fort, Kagame aujourd'hui, étant évidemment la meilleure. 
Avec la présentation des tueries au Rwanda en 1994 comme 'le génocide des Tutsis et massacres de Hutus (modérés)', personne n'est victime de fait et personne n'est criminel de fait. Pour être classé victime ou bourreau, indépendamment des crimes subis ou commis, le rwandais ou la rwandaise doit au préalable passer à travers le filtre ethnique, la décision ultime revenant au chef suprême, en l'occurrence Kagame, de façon tout à fait discrétionnaire. 
C'est ainsi que ceux classés Tutsis ou Hutus modérés par les plus forts, en l'occurrence Kagame et son entourage, ont droit à la vie et ceux classés Hutus tout court constituent le bassin des 'génocidaires', tout au moins potentiels, que l'homme fort peut tuer, emprisonner, affamer, priver de soins de santé, ... à sa guise avec la bénédiction, l'assentiment voire l'assistance de la communauté internationale. Remarquons que dans ce contexte, même ceux s'identifiant et/ou réputés Tutsis n'ont aucune garantie de rester dans la catégorie des ayants droit à la vie. Pour faire passer tel réputé Tutsi de la catégorie des ayants-droit à la vie dans celle des ayants-droit à la mort, il suffirait de l'accuser d'association avec les génocidaires et pourquoi pas l'accuser d'avoir changé d'ethnie (Icyihuture). Ainsi, la présentation des tueries au Rwanda en 1994 comme un 'génocide des Tutsis et massacres de Hutus (modérés)' confère à Kagame le droit de vie et de mort sur tout rwandais et ainsi lui donne les moyens d'exercer sa dictature atroce sur le peuple rwandais. La qualification 'génocide des Tutsis' est donc le socle, la fondation, la colonne centrale, de la dictature de Kagame. Ce dernier et son entourage définiraient le 'Hutu-modéré' comme le Hutu qui reconnaît que les tueries de 1994 constituent un génocide des Tutsis (Umuhutu modéré ni uwemera mu Rwanda habaye jenoside yakorewe abatutsi). Pourquoi cette définition? Parce que celui qui souscrit à la présentation des tueries de 1994 comme un 'génocide des Tutsis' donne automatiquement à Kagame les moyens de sa dictature, les autres divergences devenant accessoires et dès lors négociables.

Remarquons que n'importe quel dirigeant qui gouvernerait le Rwanda dans les mêmes conditions aurait ce droit de vie et de mort sur tout rwandais. Il serait donc un dictateur. Ce dirigeant pourrait bien, pour ses raisons propres, notamment ses besoins politiques, choisir de ne pas exercer ce droit de vie et de mort. Dans ce cas, il serait un dictateur bienveillant mais toujours un dictateur. Eh oui! Dans ce contexte, la vie du rwandais dépend uniquement de la bienveillance du dictateur.

Sur le plan international, l'opinion publique occidentale a été marquée, à juste titre, par l'holocauste des juifs à telle enseigne que décrier tout ce qui est présenté comme 'génocide' est devenu un réflexe. Le groupe présenté comme victime de ce 'génocide' est automatiquement adopté. En présentant les tueries au Rwanda en 1994 comme le 'génocide des tutsis ...' Kagame et ses alliés dans la communauté internationale ont repris à leur compte le modèle binaire, manichéen d'une société rwandaise constituée d'un côté les bons, cette fois-ci 'les tutsis' et d'un autre côté, les mauvais jusqu'à preuve du contraire, cette fois-ci 'les hutus'. Pour rendre acceptable cette vision raciste, autrement inacceptable, une nouvelle classe de rwandais, les 'hutus modérés', fut inventée. Ce faisant, Kagame, parce que réputé tutsi, de criminel qu'il est en réalité, a été tourné en héros qui aurait sauvé son ethnie de l'extermination. En prime, le concept de 'hutus modérés' a cultivé l'image que Kagame est non seulement un héros mais, qu'en plus, il est si magnanime qu'il repêche le peu de bons hutus qu'il y aurait dans cette masse de hutus autrement mauvais. Dès lors, aux yeux de l'opinion publique occidentale, appuyer le régime Kagame revient à être empathique avec les victimes, 'les tutsis'. Parallèlement, décrier et combattre tout ce qui est présenté comme hutu est une obligation morale où le zèle ne peut avoir de limite. Les bonnes consciences dans l'opinion publique occidentale ont été ainsi gommées. Quelques rares esprits ne sont restés critiques qu'à leur corps défendant contre des accusations constantes de négationnisme et de révisionnisme.

Pour le régime Kagame, cette présentation des tueries au Rwanda en 1994 comme le 'génocide des tutsis ...' a rapporté des dividendes au-delà de toutes les prévisions : Les chancelleries occidentales déroulent le tapis rouge à cet homme, Kagame, commandant en chef de l'armée réputée la plus disciplinée au monde et donc directement responsable de la mort de plus de cinq millions d'êtres humains (5.000.000: plus de 2.000.000 de rwandais et plus de 3.000.000 de congolais). Ce dictateur des plus sanguinaires dans l'histoire de l'humanité est, parmi les chefs d'état africains, un des grands alliés de Washington. Kagame, parce que réputé tutsi, est présenté comme victime de cette tragédie rwandaise dont pourtant il est parmi les planificateur et le principal exécuteur.

Tout ceci met en évidence une grande contradiction chez ceux qui prétendent lutter pour la paix et la justice et contre la dictature, en l'occurrence celle de Kagame et sa clique, tout en souscrivant à la présentation des tueries de 1994 comme un 'génocide des Tutsis et massacres de Hutus (modérés)'. En réalité, ils soutiennent cette même dictature qu'ils disent combattre. 

Guillaume Murere
Publié en avril 2004, modifié légèrement le 29 décembre 2013
__._,_.___

Comments

Popular posts from this blog

[haguruka] General Kale Kayihura: Who’s Who ?

  General Kale Kayihura: Who's Who ? Private life He is married to Angella Kayihura, a Kenyan of Rwandese descent, she is the granddaughter of Rudahigwa , the last king of pre-independence Rwanda. The Kayihuras are the parents of two children, he is reported to own a mixed farm on 350 acres (140 ha) of land in Kabula, Lyantonde District , on which he owns about 500 goats. [9] https://wikivisually.com/wiki/Kale_Kayihura Kale Kayihura Kale Kayihura Born 26 December 1955 (age 62) Uganda Residence Muyenga , Kampala , Uganda Nationality Ugandan Citizenship Uganda Alma mater Makerere University ( Bachelor of Laws ) Law Development Centre ( Diploma in Legal Practice ) London School of Economics ( Master of La...

[haguruka.com] Fw: *DHR* New Vision, Uganda @Gen Fred Rwigyema's untold story.

  On Sunday, 22 November 2015, 18:52, "Jean Bosco Sibomana sibomanaxyz999@gmail.com [Democracy_Human_Rights]" <Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr> wrote:   Gen Fred Rwigyemas untold story By Muwonge Magembe The death of Gen. Aronda Nyakairima on September 12; eclipsed the 25th year death memorial of Maj. Gen. Fred Rwigyema which is commemorated every October. Rwigyema died strangely in October, 1990, after launching a military invasion against President Juvenal Habyarimana. Before he left for Rwanda, Rwigyema parked a coffee brown Mercedes Benz (G-Class) near the residence of then special administrator for Mbarara district, Henry Rwigyemera. Rwigyema started living in Uganda when he was only three years following his parents' relocation from Mukiranze village, Kamonyi district, Rwanda to Nshungerezi refuge camp, Ankole and Kahungye, Toro. Their relocation was motiv...

Re: *DHR* GENOCIDE HUTU : UKWISHONGORA KWA GITUTSI KUBAHUTU KUMAZE GUFATA INDI NTERA HAGOMBA IMIGAMBI MISHYA YO KUBIRWANYA MAZE TUKIBUTSA KO U RWANDA RUZABA U RWANDA IGIHE UMWE AZABA YUBAHA UNDI

Banyarubuga, Ni byiza ko Galicani Gasana  w'ishyaka Amahoro Peace Congress na Kabalisa Pacifique bemera ko mu Rwanda habaye jenoside ebyiri: iyakorewe abatutsi ikozwe n'interahamwe za MRND, impuzamugambi za CDR, zimwe mu ngabo z'u Rwanda ex-FAR na hutu power movement ya Karamira; na jenoside yakorewe abahutu ikozwe na FPR/APR Inkotanyi mu Rwanda no muri Congo. Natwe mw'ishyaka ryacu PRM/MRP-ABASANGIZI ni uko tubyemera, kandi tukabivuga nk'uko biri. Kuko kutabivuga mu mvugo yabyo ko byitwa jenoside ni ugukina umukino wa FPR yayikoze idashaka ko ubwicanyi ndengakamere yakoreye abanyarwnda bo mu bwoko bw'abahutu bwitwa genocide nyine kugirango yo n'abayobozi bayo batazava aho babibazwa. Mu bintu FPR n'abayobozi bayo batinya ni kiriya cy'uko ubwicanyi ndengakamere bakoreye abahutu mu Rwanda no muri Congo bwazitwa genocide. Ni nde se wundi wabyita genocide ngo bifate uretse abavictimes b'iyo genocide bo bazi mieux que quiconque d'autre ibyababayeh...